Prendre en compte le paysage dans un éco-quartier

Posted by on 4/09/2013 in Non classé, Paysage

Prendre en compte le paysage dans un éco-quartier

Dans le cadre d’une étude menée avec le bureau de Recherche Aménités sur l’éco-quartier de Faux-la-Montagne en Creuse, nous avons rencontré le paysagiste Alain Freytet et différents acteurs et habitants. De ces entretiens, nous avons tiré quelques pistes concernant l’intégration paysagère des éco-quartiers.

Au moment du diagnostic :

  • s’imprégner des études existantes pour prendre connaissance des caractéristiques de l’unité paysagère,
  • lire, écouter, questionner sur l’histoire locale et les spécificités géomorphologues du secteur,
  • arpenter le site avec les décideurs, concepteurs, riverains, passionnés, futurs habitants,
  • identifier les « savoirs » habitants et notamment des paysans (techniques oubliées, connaissances des anciens…),
  • reposer la question du choix de la parcelle,
  • analyser le relief, le climat, l’environnement, la forme bâtie, la silhouette urbaine, la trame parcellaire…

Au moment du projet :

  • dessiner le projet en utilisant différents outils de  représentation facilitant la compréhension du site (perspectives, blocs diagrammes, croquis, photomontages…),
  • organiser des ateliers de travail avec les futurs habitants pour dessiner ensemble le projet collectif et individuel,
  • garder trace de ces échanges (bande son, compte-rendus dessinés, prises de notes, blog…),
  • implanter les aménagements et constructions sur le site en groupe à l’aide de piquets, de ficelle, de bombes de couleur…
  • regarder l’impact du projet de près et de loin.

Pour le concepteur :

  • s’appuyer sur l’existant en tirant des solutions d’aménagement sobres,
  • minimiser les déblais/remblais,
  • tracer des voies mixtes piétons/véhicules dans des matériaux perméables,
  • connecter l’écoquartier au reste du bourg,
  • gérer les eaux pluviales à ciel ouvert sans canalisations,
  • limiter le nombre de mâts d’éclairage public,
  • planter uniquement des essences locales,
  • dessiner un parcellaire de taille relativement réduite,
  • assumer les déchets du chantier sur le site (« chantier HQE »),
  • mutualiser les aires de stationnement avec des équipements limitrophes,

Après le projet :

  • éditer un document de sensibilisation pour expliquer les enjeux (charte, mode d’emploi…),
  • mettre en place un protocole pour tout nouvel arrivant (atelier, réunion, entretien…),
  • veiller à la transmission des valeurs du projet (au changement de mandats, de propriétaires, de locataires…),
  • organiser des chantiers participatifs sur les espaces communs,
  • valoriser les démarches exemplaires (concours, articles, communication, visites…)

 

Toutes ces pistes ont pour but d’aboutir à des projets respectueux de leur contexte. Rappelons également qu’il sera toujours préférable d’intégrer un éco-quartier dans l’enveloppe urbaine existante et ce, afin de limiter le phénomène d’artificialisation des sols. Enfin, cette liste n’est  pas exhaustive, il n’existe pas de recettes toutes faites. Il s’agit davantage de s’imprégner d’une démarche, chaque lieu étant unique et doit être appréhendé comme tel.

 

 

 

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